5 février 2013

"Je m'assieds n'importe où, dans n'importe quelle position, je me tiens debout, je me promène, je m'allonge et me relève sur l'impulsion du moment ou selon les circonstances, le tout en cultivant la vigilance. Vous réservez une partie de la journée à la pratique assise, dans la paisible salle de méditation. Moi, je ne divise pas ma journée en deux : une partie sacrée et une partie profane. Elle est tout entière sacrée, et tout entière profane, et aussi vouée que possible à l’attention ou la vigilance. Et je constate maintenant que l’animation de la ville m’incite tout autant à l’attention que le calme de la campagne ou de ma propre chambre. Le monde rugissant est ma salle de méditation."
                                                                                                    Douglas Harding

4 février 2013

Parfois une émotion est ravivée. Comme un vieux souvenir tant aimé, l'émotion se manifeste...
Pour que l'émotion soit vécue pleinement, l'identification à l'individu est nécessaire.

Pour que l'émotion et son cortège de sensations soient éprouvés, il faut qu'un individu en prenne livraison.

L'attachement à l'émotion renforce la croyance en l'individu, et la maintient.

L'émotion et (le souvenir) des sensations qui lui sont liées, assurent la continuité et la survie du personnage. La peur qu'il n'y ait plus d'émotions, maintient la croyance en l'existence de l'individu !

Pas d'émotion sans individu, pas d'invidu sans émotion. Ainsi est maintenue l'illusion.
La tentation est grande ...

1 février 2013


Déposer les armes, rendre son tablier, capituler, abdiquer, lâcher-prise, laisser-être, laisser- faire ...
Juste pour voir, juste par jeu, pour essayer

Et si la vie n'avait pas besoin de nous pour oeuvrer ?
Et si la vie se passait déjà de nous ?

23 janvier 2013

 
 
 
 
"Regarde cette photo, Puis regarde ton esprit,

Regarde celui qui regarde.

Si tu vois cela, tu es le vainqueur."


                              Dudjom Rinpoche

4 janvier 2013

Quelle partie de Toi veux-tu voir grandir ?


Un vieil homme navajo dit à son petit fils qui est très en colère contre un ami qui s’était montré injuste avec lui :

« Laisse-moi te raconter une histoire... un combat a lieu à l’intérieur de moi, un combat terrible entre deux loups. L’un est colère, envie, chagrin, regret, avidité, arrogance, apitoiement sur moi-même, culpabilité, ressentiment, infériorité, mensonge, vanité, supériorité et ego. L’autre est joie, amour, espoir, sérénité, humilité, bonté, bienveillance, empathie, générosité, vérité et compassion.
Le même combat a lieu en toi, et à l’intérieur de tout le monde sur terre...

Le jeune garçon regarde attentivement son grand-père et lui demande : « Et lequel des deux l’emporte, grand-père ? »

Le grand-père sourit et répond doucement :

« celui que tu nourris »

3 janvier 2013


Voyez-vous que de simples pensées émergentes, traversantes, sont récupérées par un penseur qui est créé aussitôt ?

De simples pensées qui apparaissent créent un penseur qui pense !

Ne peut-il pas y avoir de pensées sans penseur ?

Des pensées sans penseur ne créent aucun désordre, elles se mêlent au décor, sont des objets qui vont et viennent, comme tout le reste.

Les pensées créent un penseur qui crée une activité : penser !

En fait, nous pensions qu'il y avait : un penseur qui pense des pensées
 
Mais nous voyons que ce sont :
des pensées qui créent un penseur qui croit penser !!
 
Le penseur nait d'une pensée !

 

12 décembre 2012

 
 
"Un homme affamé ne "s'intéresse" pas à la nourriture,
pas plus qu'un homme qui se noie ne "s'intéresse" à l'air.
 
Pour celui qui aspire à la Libération,
la connaissance du Soi n'est pas un sujet d'intérêt.
Elle est vitale."              
                                           Mooji


5 décembre 2012


Nous ne pouvons pas échapper à nos compulsions, mais nous pouvons cesser de les entretenir, de les nourrir.

Comment ?

En les surprenant !

26 novembre 2012

Connecté ou pas ?

Souvent nos sensations, nos émotions, nos comportements sont vécus comme validant ce que pourrait être un certain degré d'éveil, d'évolution. Ce que nous éprouvons apparait alors, comme indiquant la connexion au Soi ... ou pas.

Ainsi commence le tri !

Je garde et veux faire perdurer toutes les sensations de bien-être, de joie, de légèreté, tous les comportements affichant gentillesse et sérénité ... car c'est sûr lorsque je vis de tels états, je suis connecté !
Suivant cette sélective logique , je mets de côté la tristesse, la colère, les mauvaises pensées, sentant la déconnexion évidente !

A vouloir changer le spectacle (parfois même quand il n'est plus là !), en étant obnubilé par le jeu de l'acteur (le personnage que nous incarnons)  nous oublions CE qui voit, CE qui perçoit ! Quel est ce témoin ?

Sommes-nous d'accord pour dire qu'il y a toujours
"quelque chose" qui est là pour témoigner ?

20 novembre 2012

Chercher ou découvrir ?


Chercher nous fait croire qu'il nous manque quelque chose ! Chercher nous fait croire qu'il y a, ailleurs, quelque chose qui ne se trouve pas ici ! Chercher nous éloigne, nous égare, nous dés-oriente.
Restons plutôt Ici, découvrons Ici ce qui est déjà là.  Restons tranquille, cessons de nous agiter, de fuir. Voyons ce qui est là, ce qui nous traverse, ce qui émerge.
Avant de nous intéresser à ce qui est ailleurs, voyons ce qui est ici. Avant de chercher quelque chose de nouveau, voyons ce qui est déjà là. Avant de voir ce qu’il manque, voyons ce qui est.
Restons ici, voyons à partir d’ici, ressentons à partir d’ici.
Chercher demande une certaine activité. Découvrir est une détente attentive, un abandon vigilant.

Soyons spectateur de nous-mêmes !

19 novembre 2012

Stop ou encore ?

Nous pouvons continuer à accumuler les expériences encore et encore. Jamais repus, nous pouvons toujours espérer quelque chose de plus ou quelque chose de différent. Nous pouvons aussi nous laisser distraire, en pensant que cette fois-ci va être mieux que la fois précédente, ou nous laisser bercer par une envie de réussite, un besoin de séduire ...

Mais nous pouvons aussi PERMETTRE à l'expérience de se déployer PLEINEMENT, jusqu'au bout, jusqu'à la pleine connaissance de son fonctionnement, jusqu'à ce que soit vue la mécanique invariablement à l'oeuvre.

Permettre n'est pas faire,  mais  LAISSER FAIRE ...